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Le noir paradis blanc de Kristin Hannah

Alaska, violence domestique, deuil, colère, solidarité, alcoolisme, syndrome de stress post-traumatique, amitié, alcoolisme, destruction, amour,  étouffement, ténacité, fantômes du passé, suspens, révolte, et l'espoir qui paralyse comme un venin, sans oublier un vibrant hommage à la nature... Ouvrage remarquable que l'on lit au ralenti comme on regarde tomber la neige.  Kristin Hannah, Le paradis blanc,  Le Livre de Poche.  

La vieillesse prodige de Brigitte Fontaine

Brigitte Fontaine livre un texte aussi puissant que poétique sur la vieillesse et la sensation d'être confinée dans son propre corps. Dans La vieille prodige , nous plongeons dans l'univers fantasque et dans l'intimité de la performeuse aux multiples facettes. Une expérience revigorante.    Brigitte Fontaine, La vieille prodige, Le tripode.  

L'Irlande de Anna Burns

Milkman est un récit fait de commérages, d'indiscrétions et de cancans, de silence, du refus d'entendre, et du harcèlement. C'est un roman remarquable qui nous conte la vie violentée d'une jeune irlandaise dans les années sombres.    Anna Burns, Milkman, Joelle losfeld.

La Dame de Adèle O'Longh

Si à l’heure actuelle, la seule issue pour l'humanité est de changer, nous savons que ce changement doit également s'opérer de façon individuelle. La Vieille Dame au cœur du volcan fait partie des textes pouvant nous aiguiller en ce sens. À travers lui, Adèle O'Longh questionne société du spectacle et atrophie collective. Loin des romans insipides où la vie se présente comme une promenade de santé, il est sans complaisance dans la radiographie de nos sociétés en perte d’illusions et leur prédation structurelle. Sa richesse thématique incite à l'introspection et nous renvoie à nos propres choix, servie en cela par une écriture fulgurante. Adèle O'Longh, La Vieille Dame au cœur du volcan, Après la Lune.

L'esprit européen de Stefan Zweig

Voici rassemblés les textes que Stefan Zweig a consacrés, de 1933 à 1942, à l’actualité politique, à l’exil et au destin des juifs européens. Cet ensemble – inédit en traduction française – constitue une entreprise éditoriale sans équivalent en langue allemande ni en langue anglaise. Il contient de nombreux textes importants qui ne figurent pas dans l’édition de référence des Œuvres rassemblées ( Gesammelte Werke ) et s’inscrit dans la droite ligne des volumes Derniers messages et Appels aux Européens . Par sa diversité, il enrichit considérablement la connaissance de la dernière décennie de l’écrivain autrichien. On y retrouve des textes relatifs à la situation catastrophique de l’Europe, aux terribles menaces qui pèsent sur les juifs et aux mille difficultés que les exilés doivent affronter, ainsi que des interventions où Zweig appelle à un élan international de solidarité avec les victimes des persécutions nazies. Il s’agit d'une publication importante concernant l...

Ces femmes que l'on ne voit pas

Après l'œuvre dramatique, l'œuvre romanesque. Nina Bouraoui a adapté sa pièce en roman. L'exercice est plus habituel dans l'autre sens. Que de violence cachée dans le quotidien en apparence anodin d'une salariée ordinaire! L'autrice nous entraîne dans les pas de Sylvie Meyer, séparée, 53 ans, submergée par une vie qu'elle n'aime guère. On referme le livre en se demandant combien de Sylvie Meyer nous croisons chaque jour. Gageons que plusieurs dizaines. Nina Bouraoui, Otages, J.-C. Lattès.

Le cri de colère de Bernanos

  « Où allons-nous ? » demande Georges Bernanos. Depuis le Brésil, où il s’est exilé en 1938, le romancier a observé avec angoisse le saccage nazi de toutes les valeurs. Il a pressenti que celui-ci risquait de produire son souffle destructeur au sein des sociétés européennes longtemps après la victoire alliée. Qu’il s’agisse de la trahison des classes dirigeantes « emportées par leur mépris et la haine du peuple », du machinisme, de l’État total, de l’empire de l’argent, de la dictature anonyme ou de « l’immense appareil législatif et administratif » qui s’est mis en place pendant la guerre, l’écrivain aux dons de prophète a vu que l’humanité ne retrouverait pas ce qu’elle avait perdu — ou qu’elle le retrouverait sous une forme méconnaissable. Un texte saisissant. Georges Bernanos, Où allons-nous ? Avant-propos de Sébastien Lapaque. Seuil.