Correspondance de Leiris et Baron

Paris. Début des années 1920. Deux jeunes hommes se rencontrent  : Michel Leiris et Jacques Baron, tous deux poètes. Ils aiment les boissons alcoolisées, les boîtes de nuit de Montmartre et de Montparnasse, les femmes et le cinéma, tout ce qui affiche le charme d’une aventure. « Ensemble, de lieux communs en lieux mal famés », ils errent dans Paris, alors bureau de toutes les extravagances. Ils écrivent des textes propres à effrayer les gardiens de l’Ordre littéraire et de l’Ordre tout court. Tous deux se tiennent auprès d’André Breton lorsque s’inaugure la geste surréaliste.
L’un d’eux part au service militaire en Algérie. Débute alors une correspondance qui se prolongera toute la vie et à travers laquelle le surréalisme scintille de tous ses éclats, entre éblouissement et fureur. À lire Jacques Baron, on découvre ainsi, dans le sillage de La Revue marxiste et de La Critique sociale, la pensée dissidente des gauches communistes oppositionnelles. À suivre Michel Leiris parcourant L’Afri­que fantôme, on appréhende un épisode crucial de l’ethnographie française.
Au jour le jour, se tisse la trame de tous les noms du surréa­lis­me et de ses environs : Breton, Aragon, Masson, Artaud, Tzara, Prévert ou Queneau… – de toutes les rencontres qui font le milieu de l’avant-garde artistique, intellectuelle et politique de l’époque : Daniel-Henry Kahnweiler, Georges Bataille ou Boris Souvarine. Cette correspondance inédite est également à recevoir comme une ultime tentative d’épui­sement du « pour-soi documenté » à partir duquel l’œuvre autobiographique de Michel Leiris s’est nourrie.

Correspondance 1925-1973 Michel Leiris - Jacques Baron · Édition établie par Patrice Allain et Gabriel Parnet, Éditions Joseph K.

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